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LES ASSOCIATIONS DES INGENIEURS ET ARCHITECTES DE LA RDC POUR UN REFERENTIEL COMMUN DANS LES MARCHES PUBLICS

LES ASSOCIATIONS DES INGENIEURS ET ARCHITECTES DE LA RDC POUR UN REFERENTIEL COMMUN DANS LES MARCHES PUBLICS

Date de publication : Mercredi 28 Mars 2018

Deux associations Congolaises du domaine de construction en RDC en l’occurrence l’Association Congolaise des Ingénieurs Civils, ACIC et celle des architectes du Congo, ont participé à un atelier du 21 au 23 mars 2018 dans la salle polyvalente du site esplanade de l’ACGT sous le thème les Clauses Durables dans les marchés publics.

Deux interventions ont ponctué ces assises à savoir, l’applicabilité d’un référentiel durable au marchés publics dispensée par madame Isabelle PRIGNOT, professeur à  L’Université Libre de Bruxelles ainsi que  les marchés publics et la sauvegarde environnementale et sociale par Monsieur Céleste KUZIKESA, Directeur de l’Agence de Régulation des Marchés Publics, ARMP.

Pendant trois jours, il était question de réfléchir sur la nécessité de mettre en place un outil d’aide à la conception sur base des référentiels durables applicables aux marchés publics de la RD Congo.

Madame Isabelle PRIGNOT a dans sa présentation inscrit les éléments ou le concept durable dans le contexte des travaux. Elle a évoqué le concept durable qui est égal à l’écologie plus le social et l’économie dans le contexte de notre pays.

Il ressort de cette analyse que les ingénieurs et architectes de la RDC doivent passer à la mise à jour des textes règlementaires (CCAGG), (CCAG), applicables aux marchés des travaux ; la nécessité, du point de vue matériaux, intégrer l’économie de matières et de transport ; la nécessité  d’élaborer, au jour d’aujourd’hui, les clauses sociales à intégrer dans le Dossier d’Appel d’Offres( DAO) des marchés des travaux pour faire participer de personnes avec handicap. Bref, intégrer les objectifs durables dans nos projets BIM qui s’adapte à nos réalités.

Il a été recommandé la création de notre propre  référentiel qui prend en compte les réalités de la RD Congo, pour ce faire, il faudra voir ce qu’offre la loi actuelle au niveau de l’ARMP, principalement le DAO et comment y insérer ces nouvelles données. A titre d’exemple,  en parlant du CCAG, il faut éclater ce cahier des clauses suivant les métiers aux spécificités soit CCAG-Bâtiment, CCAG-Route, CCAG-Port etc.

Il faudra aussi bien définir la règle de l’art et élargir la plateforme de réflexion à d’autres secteurs étatiques en l’occurrence la Fédération des Entreprises du Congo, FEC.

Pour sa part, le président de l’ARMP a présenté les  règles relatives à la protection de l’environnement en s’interrogeant sur leur existence. Céleste KUZIKESA pense que ceux qui gagnent les marchés des travaux doivent tenir compte de cette dimension. D’où le coût économiquement avantageux doit aussi tenir compte des impacts environnementaux.

Il a été suggéré que les projets bâtiments  utilisent les matériaux locaux, recyclable ou Ecobilan favorable

Dans cet aspect des choses, les projets devront réduire  l’incidence environnementale due au transport de matières sortantes du site des travaux.

Ainsi les techniques de mise en ouvres devront privilégier la participation et le savoir –faire locaux.

Prenant la parole lors de la clôture de ces assises, le Directeur Général Adjoint de l’Agence Congolaise des Grands Travaux, Nico NZAU NZAU qui a représenté le Directeur Général de l’ACGT et président de l’Association Congolaise des Ingénieurs Civils empêché, a émis les vœux de voir toutes ces associations continuer à travailler ensemble pour léguer à la génération future des textes légaux qui pourront régir le domaine de construction en RDC.   

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